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Yahoo, Google et Microsoft : la femme, son mari et son amant

A lire, ici, sur Le Monde … ou où vous voulez : Yahoo renonce à Microsoft et s’allie avec Google.

Au début, l’affaire me passionnait car une remise en question de la politique des grands moteurs ne peut qu’avoir un impact majeur sur toute la profession… Mais j’avoue m’être lassé : l’histoire ressemble de plus en plus à une pièce de boulevard, voir même à un interminable soap opéra.

Amis lecteurs et internautes : réveillez moi quand tout sera dévoilé et terminé.

Journal du Net : comparatif des moteurs

Info tendances du Journal du Net sur les performances des moteurs… C’est pour ce genre d’actu que JDN est un média indispensable à la profession. A lire ici

Ce que ça m’inspire :

- Google reste indétrônable et, même, creuse l’écart : Bon, on s’en doutait. Mais j’ai beau être spécialisé en référencement sur ce moteur, je persiste à estimer qu’un peu de concurrence assainirait le marché de la recherche en ligne.

- Ask et Voila semblent s’être repliés sur la stratégie « Prends le fric et tire toi ». Ils gavent leurs résultats de liens sponsorisés et dédaignent les efforts pour grimper en qualité. Ca sent le début de la fin…

- Yahoo obtient de très bons résultats en liens sponsorisés. Il va falloir que je me penche sur ces outils là. D’autant qu’à l’international le vieil annuaire a des taux de fréquentation et d’usage bien supérieurs à ce qu’il fait en France.

- Les résultats redondants baissent, le spam aussi. Les requêtes complexes et les recherches d’actus montent. Bon, ben même si ça n’a rien d’étonnant, c’est quand même une bonne nouvelle : ça signifie que, de plus en plus, c’est la qualité qui paie et notamment la qualité éditoriale. Ca signifie qu’à CCom, nous avons de beaux jours devant nous. Ce dont, finalement, nous n’avons jamais douté.

Microsoft ne rachètera pas Yahoo… cette fois

A lire, l’excellent article d’Ecrans sur les tenants et la aboutissants de l’offre d’achat la plus passionnante du mois : cliquez ici.

Plusieurs questions en suspens, donc :

- Quelle va être la stratégie de Yahoo ? Comment le portail peut il espérer trouver sa place dans le web de demain ?

- A quand l’émergence d’un véritable challenger de Google ?

- Les effets d’annonce de Microsoft vont ils, enfin, être suivis de résultats ?

Vous vous sentiez un peu jeune, ce matin ?

Hé ben cliquez ici et ça devrait aller mieux…

Do you Yahoo ?

Qui se souvient de cette pub slogan symbole de l’annuaire entre 2000 et 2001 ? A cette époque, Yahoo avait su dominer les altavista, les lycos et tous les autres grands portails. Son service mail était jugé le meilleur. Son annuaire – prétention délirante aujourd’hui – avait une vocation réaliste à l’exhaustivité. Et ses services, nombreux, variés et inventifs, associés à une mise en page légère et efficace, en faisaient un lieu de passage quotidien obligé pour tout internaute assidu.

Les temps ont changé et, en tant que société indépendante, Yahoo vit ses dernières heures, comme en témoigne cet article du Monde.

On peut ricaner, moquer les choix stratégiques de Yahoo qui a, notamment, largement contribué à la naissance et à la promotion de son grand concurrent Google. Il n’en demeure pas moins que ce portail, bien que passablement endormi ces dernières années, aura été un des grands piliers du web à l’âge du 56k. Et que la fin de son indépendance n’est sans doute pas une bonne nouvelle dans l’univers de web : ni les utilisateurs, ni les professionnels n’ont intérêt à une trop grande concentration de pouvoir entre les mains de peu d’acteurs.