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Battling Rupert Murdoch vs Devil Google

On entend gronder les tambours de guerre au pays des médias en ligne. Rupert Murdoch, le puissant et sulfureux magnat des médias bat le rappel de ses troupes et de ses alliés avec l’ambition de porter le fer en pays Google.

Enjeux et nature du conflits détaillés ici par Pisani.

Pisani dont le coeur penche très manifestement pour le moteur. Il faut dire que Murdoch n’est pas le plus sympathiques des personnages : éditeurs de titres reconnus, il possède également la moitié des titres caniveaux de la presse britannique. Conservateur extrémiste, le milliardaire australien a mis toute sa formidable puissance de feu médiatique au service de Georges Bush quand il a fallu vendre la guerre en Irak à l’opinion publique mondiale. Pas franchement le profil du good guy, Rupert, et pourtant…

Impossible de nier que dans le conflit qui se prépare, c’est lui qui endosse le rôle du preux chevalier en guerre contre l’ogre anthropophage. Face à un Google omniprésent et monopolistique et dont les appétits ne semblent devoir épargner aucun média. Ajoutons qu’il y a une certaine grandeur à voir un vieux type, fût-il un salaud notoire et patenté,   livrer un combat aussi inégal pour défendre la presse, un domaine auquel il a consacré toute sa vie.

Affaire à suivre.

Clignez de l’oeil : vous êtes filmé

©  Ipsos Media CT

© Ipsos Media CT

Une intéressante étude Eyetracking publiée ici sur le Journal du Net

Réalisée par Ipsos Média CT, cette étude vise à calculer les « zones chaudes » de l’écran en filmant les mouvements de la rétine des usagers qui se sont prêtés au jeu. Plusieurs conclusions en découlent qui intéresseront les clients des solutions « Coût Par Affichage ». On y apprend notamment que l’affichage « pavé » est sensiblement plus efficace que l’affichage « bannière ». Ca tombe bien, à Lisaa on vient de s’en offrir une paire sur Pagesjaunes.fr

Je complète l’analyse du journal du net en observant le point suivant : les titres textuels attirent prioritairement le regard. Ils constituent les seules zones rouges des calculs colorimétriques.

Un nouvel argument à opposer aux fanatiques du tout-image sur internet… En tant que littéraire du web, je n’en aurais jamais assez.

Le web documentaire

Le Monde nous apprend que le web documentaire acquière ses lettres de noblesses en France en faisant une entrée remarquée au festival « Visa pour l’image » de Perpignan. Pour lire l’article, cliquez ici.

Si le quotidien du soir verse ensuite dans une autosatisfaction relativement justifiée (il a été un des premiers grands médias français à publier des web reportages de qualité), je suis bien obligé de confesser que la suite de l’article me reste passablement en travers de la gorge.

« Ça, ce n’est pas du Web-documentaire. Ça doit être un vrai produit multimédia avec de la bonne photo, un bon son, de la bonne vidéo et un bon montage. »

De la bonne photo, du bon son ? J’ai envie de répondre : un bon sujet, un bon traitement, une bonne analyse. Qu’est ce que c’est que cette définition patchwork, purement formelle, qui évacue la question fondamentale du fond ?

Et puis, la création internet, n’est-ce qu’un « produit multimédia » ? A l’heure où le web 2.0 est devenu ridicule à force d’être galvaudé, que penser d’un objet web qui évacue tout rapport avec l’interactivité ?

Bref, si on ne peut que souhaiter avec Antonin Sabot, auteur de l’article, que le web-documentaire trouve les moyens de se développer, espérons seulement qu’il ne le fera pas que sous la forme d’un CD-Rom en ligne.