litterature

Robert ne veut pas lire

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Lemonde.fr m’a indiqué l’url d’une nouvelle maison d’édition, québécoise, qui ne publie que des livres dématérialisés, à lire sur Kindle ou Iphone. Le principe est celui du feuilleton qu’on télécharge après alerte email.

Ecologique, donc, puisque ne consommant pas de papier, la maison d’édition se veut aussi « développement durable », avec sa boutique en ligne qui diminue le nombre d’intermédiaire entre consommateur et producteur.

Pas mal d’atout dans ce concept qui a tout pour me plaire, y compris un humour assez subtil, un site très bien fait et un catalogue plutôt alléchant. Pour me faire une opinion définitive, il me reste à accomplir l’essentiel : commencer à lire les textes publiés. Sur papier ou écran, ça reste l’essentiel.

Pour le site Robert ne veut pas lire, cliquez ici

Blogs et Littérature

A consulter ici , un exemple très intéressant de ce que le média blog peut apporter à une forme littéraire.

Le « Faux Blog », est déjà un procédé littéraire largement connu et exploré. L’intérêt de celui ci, c’est de jouer habilement avec l’actualité… d’il y a 100 ans. Le fait que le blog soit publié par « Le Monde » ajoute un charme et une patine.

Georges Orwell

Sur le site de La Croix, à lire ici

En ces temps de JOmania et de censure du web chinois l’auteur de « 1984″ et de « La ferme aux animaux » nous manque cruellement. Qu’aurait-il dit, pensé, aurait-il trouvé les mots pour parler de notre époque, la comprendre et l’anticiper comme il le fit de la sienne ? Le blog de ses fans, d’une certaine manière, prend peut être la relève.

Bon, ceci dit, c’est en anglais.

Keitai Shôsetsu

Quand on se sent fatigué, déprimé, qu’on a l’impression d’avoir un peu tout vu, que le quotidien gris s’empoussière d’une routine fastidieuse alors il est temps d’aller jeter un oeil du côté du Japon.

Parmi toutes les innovations délirantes de créativité qui abondent au pays du soleil levant, en voici une qui me fascine tout particulièrement : la littérature par sms (pour plus d’infos, cliquez ici ).

Bien sûr, inutile de se leurrer : dans leur immense majorité, les oeuvres sont produites pour un public d’adolescentes qui zapent d’un chapitre à l’autre entre deux métro. Peu de chances, pour l’instant, que s’y expriment de nouveaux Tanisaki ou Kawabata… et pourtant…

Ce phénomène ne serait-il pas précurseur de quelque chose de vraiment étonnant, de vraiment fondamental d’un point de vue artistique, culturel et littéraire ? Et si la littérature du 21ème siècle, ou du moins des années 2000, devait se repenser à partir de nouveaux supports ?

Qu’en pensez vous ?