Robert ne veut pas lire

robert

Lemonde.fr m’a indiqué l’url d’une nouvelle maison d’édition, québécoise, qui ne publie que des livres dématérialisés, à lire sur Kindle ou Iphone. Le principe est celui du feuilleton qu’on télécharge après alerte email.

Ecologique, donc, puisque ne consommant pas de papier, la maison d’édition se veut aussi « développement durable », avec sa boutique en ligne qui diminue le nombre d’intermédiaire entre consommateur et producteur.

Pas mal d’atout dans ce concept qui a tout pour me plaire, y compris un humour assez subtil, un site très bien fait et un catalogue plutôt alléchant. Pour me faire une opinion définitive, il me reste à accomplir l’essentiel : commencer à lire les textes publiés. Sur papier ou écran, ça reste l’essentiel.

Pour le site Robert ne veut pas lire, cliquez ici

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Scandale sur internet

C’est le titre d’un excellent article publié ici

L’idée, c’est une compilation d’images d’archives de la fin des années 90 : le web, ce grand inconnu qui fait peur, est alors présentés par les médias comme un repaire de nazis, de pédophiles et autres terroristes vendeurs de médicaments frelatés.

Savoureux.

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Googlephobia

En peu de temps, cette couverture de Chronicart :

splash_58

Et ce livre, sorti à grand renfort de pub emailing (parce que pour les addwords, fallait pas peut être pas trop y compter) :

google_couverture

L’article Chro s’interroge sur les raccourcis mentaux qu’induit l’usage effréné de Google et son impact sur les apprentissages. Le bouquin (que je n’ai pas lu mais dont le résumé figure ici ) s’interroge sur la position de monopole de Google et sur les rapports entre information et communication.

Il y a une dizaine d’année fleurissaient des brûlots à charge contre Microsoft, aux arguments plus ou moins fondés et pertinents. Définitivement, dans l’opinion publique, Google semble prendre la même voie. Mais comme Microsoft, sans concurrent sérieux sur son coeur de métier, il peut également se payer le luxe snobinard d’être haï d’un public auquel il est indispensable… Pour l’instant.

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Désirs de…

Ok, la première version du nouveau site de Ségolène Royal était si laide qu’elle a causé l’événement. Ce qui, au troisième degré constitue une réussite en terme de communication. Un peu tordu mais admettons. Rappel de la monstruosité :

davenir1

Mais comment justifier cette nouvelle page d’accueil, encore plus moche et dix fois plus ringarde que la précédente ? Aucune idée, j’avoue , je sèche :

davenir2

On ne résiste donc pas à vous conseiller le « Désir d’avenir générator »

Et surtout, cette vidéo qui m’a fait hurler de rire :

Et celle là, pas mal non plus :

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E-rachat-credit.fr

erachatcredit

Je débute la chronique des clients de CCom Interactive par l’explication de prestations assez originales que nous réalisons pour le site e-rachat-credit.fr

Quand je suis entré en contact avec les gérants du site, ils étaient à un stade assez avancé de leur projet. Leur site avait sa forme actuelle, était parfaitement fonctionnel et optimisé pour le référencement. Il ne restait qu’à l’animer et c’est là que je suis intervenu.

L’objectif était de fournir le blog en articles rédigés de façon à améliorer son référencement. Des papiers variés, au rythme de un par semaine et comprenant suffisamment de backlinks pour plaire aux algorithmes de Google.

Très vite, il est apparu que la ligne éditoriale devrait laisser une large part à la fantaisie : à trop parler de situations réalistes, on tournerait en rond et on obtiendrait une tonalité éditoriale franchement ennuyeuse. S’en est donc suivi un exercice de style qui dure depuis un an et demi… et qui a permis au site client de monter en sixième place sur une requête Google très concurrentielle.

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Les vidéos de Lisaa

masques

A Lisaa, nous avons publié les vidéos des sections animation 2D et 3D de la promotion 2009. Pour les visionner, cliquez ici.

Le cru est bon, plutôt meilleur que celui des deux années précédentes, avec des histoires finalement  bien construites et rythmées. Cela ne va pas forcément de soi : Lisaa est une école d’arts visuels, pas de cinéma et si nos étudiants y travaillent scénarios et storyboad, la narration n’est pas leur compétence première.

En plus des films, nous diffusons les making of, souvent aussi intéressants – voire plus. Il s’agit pour nous de ressituer les oeuvres dans leur contexte (des travaux d’étudiants de bon niveau, mais pas non plus la dernière prod de Pixar) et surtout de montrer comment se déroule la production d’un film d’école. Un vrai document pédagogique, en quelque sorte.

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Provoc complaisante

Pourquoi ? Ben parce que ça fait vendre. Nouvel avatar de la tendance : Clodogame, qu’un excellent article de Rue89 analyse à fond ici .

Je ne rajouterai pas grand chose à l’analyse de l’auteur et pour cause : moi, ce jeu, je n’y ai pas joué. Mais si, effectivement, en plus d’être délétère il est nul et bugué alors souhaitons lui un retour rapide dans un néant qu’il n’aurait pas dû quitter.

En lisant cet article, j’ai repensé à celui là . Des fausses pub sprite porno, moins malsaines que clodogame mais tout aussi vulgaires et finalement aussi peu créatives.

La provocation, moi j’aime bien ça et je trouve que notre époque et internet en manquent plutôt. Mais pour être valable il lui faut sinon le talent au moins les intentions  d’un Desproges ou d’un Gainsbourg. C’est à dire la volonté réelle de faire bouger les lignes. De pousser le spectateur ou le lecteur à repenser son système. En tous cas, elle ne saurait être aussi facile que les deux exemples cités plus haut.

Car il est difficile d’imaginer un oxymore plus lamentable que celui de provocation complaisante.

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Chrome : c’est pas brillant

Chrome : un ratage Google ?

Chrome : un ratage Google ?

Chrome, vous vous en souvenez ? J’en parlais il y a un an, sur ce blog, bien sûr, et à mes étudiants qui à l’époque commençaient déjà à être saoulés par mon enthousiasme technophile. Chrome, le navigateur de Google. Chrome, la dernière innovation du puissant moteur de recherche omniprésent sur la toile et dans ses usages.

Chrome, c’était une nouvelle génération de navigateur, plus puissant, plus modulable, plus inventif : onglets améliorés, gestion ultra rapide du javascript, sécurité accrue, interfaçage amélioré avec les documents bureautiques. Le tout adossé à la formidable machine de guerre Google. Chrome, rapidement, devait tailler une croupière au poussiéreux IE de Microsoft et au quand-même-un-peu-amateur Firefox de Mozilla.

3% d’utilisateurs

Sauf que non.

Un an après son lancement, Chrome patine à 3% d’utilisateurs à l’échelle mondiale et 2% en France (stats Journal du Net à lire ici). Devant le geekophile Opéra, quand même, mais derrière le moche et désuet Safari (fourchette entre 3,2 et 4%) et, surtout, bien loin derrière Firefox qui, lui, passe les 25% en grignotant toujours plus IE.

Chrome arriverait-il après la bataille ? Les usagers moyennement expérimentés, sans être geeks, ont déjà fait l’effort de migrer sur Firefox. Chrome n’a pas su leur parler pour les amener à lui. Ses innovations n’ont pas convaincu par leur utilité alors que  les bugs d’affichage de sa version béta ont été unanimement remarqués. Bref, la mayonnaise n’a pas pris.

Et puis au delà, l’image Google est peut être bien en voie de Microsoftisation. On n’aime pas bien les géants archi dominants qui écrasent les petits. C’est pas sympathique.  Google, avant, faisait bouger les lignes, c’était un peu la boite contestataire qui remettait en question le monopole Bill Gates sur les nouvelles technologies. Maintenant, ben c’est un mastodonte comme les autres et la cote d’amour de l’usager se reporte sur d’autres boites, plus petites, plus modestes… et dont on espère plus de modernité.

Alors, la prochaine étape, celle qui commence à ressembler à une arlésienne, l’OS Chrome, qu’est ce que ça va donner ? Ben, je parierais pas dessus. Parce qu’installer un nouvel OS, même en dual boot sur sa machine est quand même bien plus flipant que de lancer un nouveau navigateur. Et parce que les Ubuntus et autres Linux commencent à se généraliser et à convaincre au delà de leur cercle initial de geek hardcore. Un problème de timing, encore une fois.

En attendant, moi, je suis en train de poster ce message depuis Firefox.

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Le web documentaire

Le Monde nous apprend que le web documentaire acquière ses lettres de noblesses en France en faisant une entrée remarquée au festival « Visa pour l’image » de Perpignan. Pour lire l’article, cliquez ici.

Si le quotidien du soir verse ensuite dans une autosatisfaction relativement justifiée (il a été un des premiers grands médias français à publier des web reportages de qualité), je suis bien obligé de confesser que la suite de l’article me reste passablement en travers de la gorge.

« Ça, ce n’est pas du Web-documentaire. Ça doit être un vrai produit multimédia avec de la bonne photo, un bon son, de la bonne vidéo et un bon montage. »

De la bonne photo, du bon son ? J’ai envie de répondre : un bon sujet, un bon traitement, une bonne analyse. Qu’est ce que c’est que cette définition patchwork, purement formelle, qui évacue la question fondamentale du fond ?

Et puis, la création internet, n’est-ce qu’un « produit multimédia » ? A l’heure où le web 2.0 est devenu ridicule à force d’être galvaudé, que penser d’un objet web qui évacue tout rapport avec l’interactivité ?

Bref, si on ne peut que souhaiter avec Antonin Sabot, auteur de l’article, que le web-documentaire trouve les moyens de se développer, espérons seulement qu’il ne le fera pas que sous la forme d’un CD-Rom en ligne.

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Blogs et Littérature

A consulter ici , un exemple très intéressant de ce que le média blog peut apporter à une forme littéraire.

Le « Faux Blog », est déjà un procédé littéraire largement connu et exploré. L’intérêt de celui ci, c’est de jouer habilement avec l’actualité… d’il y a 100 ans. Le fait que le blog soit publié par « Le Monde » ajoute un charme et une patine.

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