Au fil du web

711 millions de dollars

C’est le montant des dommages et intérêt que « le roi du spam », Sanford Wallace, va devoir verser à Facebook. Par décision de la justice américaine dont je salue ici le sens de la mesure.

A lire sur Lemonde .

Bizarrement, à l’heure où les formulaires de CCom sont assaillis de pornbots hystériques, la nouvelle me fait sourire jusqu’aux oreilles. Mais si je veux redevenir sérieux, je ne peux m’empêcher de penser que par son outrance, cette décision de justice perd sa crédibilité… et par là même son effet dissuasif.

« Google Spleen » me colle le blues

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En 1998, avec leur brûlot « Le Hold-up planétaire » Roberto Di Cosmo et Dominique Nora ambitionnaient d’éveiller les consciences au danger que représentait un Microsoft aujourd’hui bien affaibli. Du fait de son monopole quasi exclusif sur le segment sensible de la recherche d’informations, c’est aujourd’hui Google qui cristallise les soupçons et les inquiétudes. D’autant que le moteur aux lettres colorées n’est pas franchement partisan de la transparence quant à son fonctionnement interne…

Sur cette angoisse tente de surfer Renaud Chareyre et son bouquin « Google Spleen » qui s’est invité il y a quelques jours dans nos boites mails. Spam ? Admettons qu’il aurait été difficile de faire la promo du livre à coup de campagne addwords. Et pour cause, objectif affiché : écrire, je cite « l’anti-légende de Google ». Rien que ça.

Un site web 0.5 radioactif

« Google Spleen » c’est aussi un site aux couleurs radioactives consultable ici : http://www.googlespleen.com . Déjà, j’avais des doutes. Pas à cause de l’esthétique, non, je ne suis pas un snobinard : on a le droit d’avoir rien à cirer du webdesign quand on publie une étude. Mais bon, quoi, pas de blog, pas de forum, pas d’interview vidéo pas même un pauvre fil rss ! le web de papa, quoi, le niveau zéro de la geekerie ! Quand on prétend se payer Google en 2009, c’est un peu court, non ?

Quelques jours plus tard, l’auteur a mis son premier chapitre en téléchargement gratuit. Il aurait peut-être pas dû.

23 pages en téléchargement qui coûtent le temps de les lire

Mais du temps pour le coup vraiment perdu. Bon prince, je vous résume : Google, figurez vous, n’est pas aussi gentil qu’il en a l’air. C’est une entreprise qui cherche à gagner du pognon. Scoop !

Ce qui se veut une charge anti google tient au rabâchage d’arguments lus et relus une bonne centaine de milliers de fois sur tous les forums des dix dernières années. Google tire ses revenus de ses recettes publicitaires qui font du coup planer un doute sur l’objectivité de son moteur de recherche d’informations (re scoop !). Il s’autorise des pratiques discutables quant au respect des données personnelles et de la vie privée (re re scoop !). Enfin, voyez-vous, il nous formate l’esprit (re re re scoop !).

Pas d’enquête, pas d’analyse

Renaud Chareyre, l’auteur, est supposé avoir eu « de multiples échanges avec certains membres du personnel de Google, parfois dans des contextes très privilégiés ». Et alors, quoi ? pas même l’ombre d’une petite info exclusive ? Un truc vraiment sale que de grands méchants cadres de Google auraient pu se proférer au détour d’un couloir, sans savoir qu’ils étaient épiés par notre valeureux défenseur de la pluralité de l’information ? Je sais pas, moi, quelque chose comme le temps de cerveau disponible de Le Lay… Ca ça aurait valu les 21 euros qu’est supposé coûter « Google Spleen ».

Mais non, rien

Et si Renaud Chareyre n’a pas d’info spécialement croustillante à nous donner, il ne lui était pas interdit de réfléchir. Google est dépendant de sa pub, ok. On suppose que ça peut nuire à sa vocation d’outil d’information, ok. Est-ce que c’est pas le cas également de la presse ? Qui informe et qui sert de support publicitaire ? Et d’ailleurs, les rapports entre Google et les médias, y’aurait pas moyen de les analyser un petit peu ? Ca aurait été potentiellement un peu plus intéressant qu’une succession fadasse et délavée d’arguments pas forcément inexacts mais ô combien éventés.

Pour les quatre chapitres suivants, la gratuité ne suffira pas, il faudra me payer

Définitivement, je cherche une qualité aux 23 pages que j’ai lues et je n’en trouve aucune. On avait « Photoshop pour les nuls », voici « la critique de Google pour les nuls ». Permettra t-elle aux ménagères de 50 ans de briller en salon ? Rien n’est moins sûr. En tous cas à l’auteur qui, très vertueusement, analyse à longueur de pages les arrières pensées économiques de Google, on a envie de demander : « Dites, vous pensez vraiment que vous allez parvenir à vous faire du pognon avec ça ? »

Scandale sur internet

C’est le titre d’un excellent article publié ici

L’idée, c’est une compilation d’images d’archives de la fin des années 90 : le web, ce grand inconnu qui fait peur, est alors présentés par les médias comme un repaire de nazis, de pédophiles et autres terroristes vendeurs de médicaments frelatés.

Savoureux.

Provoc complaisante

Pourquoi ? Ben parce que ça fait vendre. Nouvel avatar de la tendance : Clodogame, qu’un excellent article de Rue89 analyse à fond ici .

Je ne rajouterai pas grand chose à l’analyse de l’auteur et pour cause : moi, ce jeu, je n’y ai pas joué. Mais si, effectivement, en plus d’être délétère il est nul et bugué alors souhaitons lui un retour rapide dans un néant qu’il n’aurait pas dû quitter.

En lisant cet article, j’ai repensé à celui là . Des fausses pub sprite porno, moins malsaines que clodogame mais tout aussi vulgaires et finalement aussi peu créatives.

La provocation, moi j’aime bien ça et je trouve que notre époque et internet en manquent plutôt. Mais pour être valable il lui faut sinon le talent au moins les intentions  d’un Desproges ou d’un Gainsbourg. C’est à dire la volonté réelle de faire bouger les lignes. De pousser le spectateur ou le lecteur à repenser son système. En tous cas, elle ne saurait être aussi facile que les deux exemples cités plus haut.

Car il est difficile d’imaginer un oxymore plus lamentable que celui de provocation complaisante.

Mégalomanie décomplexée

Google, à force d’en faire des tonnes, ils deviennent parfois vraiment rigolos : A regarder ici

Objectivement, en tant qu’objet autopromotionnel, cette vidéo est pratiquement un cas d’école. Décontractés, humbles mais sans fausse modestie, conscients de l’immensité de leur tâche, infiniment reconnaissants envers leurs utilisateurs, hyper cools et hyper pros, ils sont pas beau nos Google boys/girls ?

La semaine prochaine, à Lisaa, on démarre les cours en troisième cycle d’internet et de vidéographisme. Je montrerai cette vidéo à mes étudiants. A toutes fins utiles.

Google Health

Google annonce la mise en ligne d’un service d’archives médicales permettant de stocker une sorte de carnet de santé On-Line.

Les détails [ici |http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/05/21/google_health_propose_un_historique_medical_securise|fr]

J’ai beau être fan, je trouve, là, que Google va un peu trop loin. La question de la préservation des données personnelles devient un tantinet préoccupante. Le moteur a une forte propension à croiser ses données et ses services et travaille d’arrache pied pour établir des cartographies sociales élaborées. Sachant cela, ne vais je pas être amené à douter de la fidélité de ma petite amie si d’aventure les liens sponsorisés de ma messagerie gmail me recommandent des médicaments contre le SIDA ?

Encore un

Mais en anglais, cette fois, un concurrent sérieux pour marmiton.org : Epicourious

Design impeccable, navigation fluide, base de données colossale… ma foi, de quoi faire remonter la réputation gastronomique anglo-saxonne… au moins sur le web.

Marre des référenceurs bidon ?

Essayez celui ci : http://www.referencement-magie.com/

Résultats garantis.

La guerre, le web et la bouffe

On parle un peu trop de chocs de titans : Google vs Microsoft, Xbox vs PS3 vs Wii, Free vs Orange ou Numéricable…

Ces batailles numériques mégalomanes ne doivent pas nous faire oublier que, sur le web ont lieu de terribles affrontement qui concernent des secteurs moins tendance mais autrement plus fondamentaux : la bouffe.

Je viens de découvrir par hasard, l’excellent site suivant : www.agneaupresto.fr

Spécialisé dans la gastronomie de l’agneau ce site est piloté par une association de producteurs. Mais si j’étais le webmaster de marmiton.org, le célèbre site web gastronomique, est ce que je ne me ferais pas des cheveux blancs ? Et si le web gastronomique était à l’aube d’une guerre semblable à celle que se sont livrés les sites de vente en ligne ?

Esprit Design

Glané au fil du web, le Blog Esprit-Design consacré aux tendances internationales en terme de design, de mobilier, high tech, etc.

Un projet éditorial ambitieux, une ergonomie simple mais qui ne sacrifie pas l’élégance… et surtout une vraie perspective web 2.0, orientée collaborative et internationale. A bookmarquer.

C’est ici :

Blog Esprit-Design