Archive for novembre, 2009

Battling Rupert Murdoch vs Devil Google

On entend gronder les tambours de guerre au pays des médias en ligne. Rupert Murdoch, le puissant et sulfureux magnat des médias bat le rappel de ses troupes et de ses alliés avec l’ambition de porter le fer en pays Google.

Enjeux et nature du conflits détaillés ici par Pisani.

Pisani dont le coeur penche très manifestement pour le moteur. Il faut dire que Murdoch n’est pas le plus sympathiques des personnages : éditeurs de titres reconnus, il possède également la moitié des titres caniveaux de la presse britannique. Conservateur extrémiste, le milliardaire australien a mis toute sa formidable puissance de feu médiatique au service de Georges Bush quand il a fallu vendre la guerre en Irak à l’opinion publique mondiale. Pas franchement le profil du good guy, Rupert, et pourtant…

Impossible de nier que dans le conflit qui se prépare, c’est lui qui endosse le rôle du preux chevalier en guerre contre l’ogre anthropophage. Face à un Google omniprésent et monopolistique et dont les appétits ne semblent devoir épargner aucun média. Ajoutons qu’il y a une certaine grandeur à voir un vieux type, fût-il un salaud notoire et patenté,   livrer un combat aussi inégal pour défendre la presse, un domaine auquel il a consacré toute sa vie.

Affaire à suivre.

Clignez de l’oeil : vous êtes filmé

©  Ipsos Media CT

© Ipsos Media CT

Une intéressante étude Eyetracking publiée ici sur le Journal du Net

Réalisée par Ipsos Média CT, cette étude vise à calculer les « zones chaudes » de l’écran en filmant les mouvements de la rétine des usagers qui se sont prêtés au jeu. Plusieurs conclusions en découlent qui intéresseront les clients des solutions « Coût Par Affichage ». On y apprend notamment que l’affichage « pavé » est sensiblement plus efficace que l’affichage « bannière ». Ca tombe bien, à Lisaa on vient de s’en offrir une paire sur Pagesjaunes.fr

Je complète l’analyse du journal du net en observant le point suivant : les titres textuels attirent prioritairement le regard. Ils constituent les seules zones rouges des calculs colorimétriques.

Un nouvel argument à opposer aux fanatiques du tout-image sur internet… En tant que littéraire du web, je n’en aurais jamais assez.

Hysteria Project

hysteria

« Hysteria Project », jeu édité par BulkyPix et porté sur iphone a été la révélation des Milthon 2009. Concept : une sorte de survival horror à la première personne, filmé en vidéo. Le joueur, c’est-à-dire vous ou moi s’enfuit dans une forêt et est poursuivi par une sorte de dingue armé d’une hache. Le but ? Rester en un seul morceau.

Niveau ambiance, rien à dire, c’est tip top avec une mention spéciale pour le sound design, extraordinairement fin et varié. Visuellement, ça balance bien, et c’est à noter : difficile de faire dans l’horrifique gore sans verser dans le potache hémoglobineux. BulkyPix réussit son dosage, tout en retenue sans verser non plus dans la mesquinerie des films d’horreurs petits budgets des années 80.

Déconseillé aux âmes sensibles

Oui mais… un méchant goût de trop peu. Trop peu de gameplay, trop peu de durée, trop peu de variations de décors et de situations. On se laisse un peu emporter, on commence à prendre goût, on flippe bien méchamment deux ou trois fois et puis… c’est fini. Terminé. « To be continued » essaie de nous rassurer le générique final. Oui mais quand ?

Il n’importe : « Hysteria Project » est une expérience remarquable, plus encore pour les portes qu’il ouvre que pour son résultat. Mélange de narration et d’interactivité (on est plus dans un film dont on est le héros que dans un jeu vidéo, en fait) adapté aux spécificité d’un support mobile… les pistes de l’avenir sont là. Il nous reste à espérer que BulkyPix disposera de vrais gros moyens pour son prochain opus. Leur projet et leur talent le méritent.

Le studio BulkiPix : cliquez ici

711 millions de dollars

C’est le montant des dommages et intérêt que « le roi du spam », Sanford Wallace, va devoir verser à Facebook. Par décision de la justice américaine dont je salue ici le sens de la mesure.

A lire sur Lemonde .

Bizarrement, à l’heure où les formulaires de CCom sont assaillis de pornbots hystériques, la nouvelle me fait sourire jusqu’aux oreilles. Mais si je veux redevenir sérieux, je ne peux m’empêcher de penser que par son outrance, cette décision de justice perd sa crédibilité… et par là même son effet dissuasif.